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Les Fleurs Artificielles

Même si...

le 29/01/2006 à 11h02



MêMe sI cEttE vIe n'A aUcUn SeNs, pLutOt qUe De M'ePaNoUiR eN UnE FlEuR rEspLeNdIssAnTe, Je PrEfErE Me FaNeR vIoLeMMeNt

Jardin Secret

le 29/01/2006 à 11h04

.

Mots amers, douce mélodie...



      Un rayon
de soleil, filtré par la porte-fenêtre, éclaira la table sur laquelle j'écrivais, penchée sur des feuilles éparpillées. La pointe de mes cheveux ondulés effleurait le papier. La plume continuait sa route, rapide, suivie de près par mes yeux. Mais elle s'arrêta soudain, indécise. Je fronçais les sourcils, la main levée. La plume se rabaissa après un instant et parcoura un bout de chemin avant de s'arrêter définitivement, couchée sur le papier. Mon regard balaya la salle aux meubles anciens : canapés du temps de Louis XIV, bibliothèque aux étagères poussiéreuse remplies de livres en cuir et reliures dorées, horloge de "grand- mère" dont le tic-tac m'accompagnait joyeusement toute la journée, et, devant la fenêtre, un petit chevalet sur lequel était posé une toile inachevée. A ses côtés, sur une table haute, des tubes de gouache dont la peinture répandue formait un arc-en-ciel éphémère. Mon regard revint sur la table et la chaise vide en face de moi. Je soupirais et me levais, me dirigeant vers la porte vitrée. Ma main se posa sur sa surface que j'effleurais et glissa jusqu'à la poignée. La porte s'ouvra. Un vent léger s'engouffra dans la pièce, soulevant un peu de poussière. Je sortis sur la terrasse, le visage levé vers le ciel, souriant au soleil. Je descendis les marches et m'avançais sur l'herbe tendre parsemée de fleurs multicolores. Au fond du jardin se dressait un pommier aux fruits verts et rouges. Je me dirigeais vers le petit muret aux pierres grises recouvertes de mousse sur lequel je montais pour m'asseoir, humant l'air frais. Je parcourus du regard la petite cour, jardin secret de mon coeur, et vis, pendue à un vieux chêne, une balançoire. Je sautais du mur souplement afin de la rejoindre. Le bois était un peu fendu. J'hésitais et m'assis dessus doucement. Le chêne craqua légèrement. Je fis quelques allers-retours, jambes tendues, jambes pliées, de plus en plus haut. L'air sifflait à mes oreilles, la vitesse me grisait. Eclats de rire. Le bois craqua une seconde fois, plus fort, et je jugeais plus prudent de descendre. J'étais redevenue la petite fille d'avant. Je sautillais jusqu'à la terrasse, cueillant au passage une marguerite que je posais sur mes cheveux blonds. Avant de rentrer, j'admirais mon jardin, petit coin de paradis. Je ne refermais pas la porte derrière moi, afin d'aérer un peu la salle, et m'assis sur la chaise. Mes yeux rencontrèrent la lettre. Je repris la plume que je trempais dans le pot d'encre. J'ajoutais quelques mots peureux et me lançais. Au bout d'une heure je posais la plume. Je pris la feuille dans mes mai
ns.




Cher...

Les mots, s'ils
sortaient de ma bouche, seraient confus et n'exprimeraient sans doute pas assez ce que je ressens. Je te demande alors de ne pas me reprocher de fuite et de lire cette lettre jusqu'à la fin. L'écriture est tout ce qui me reste, tu sais. Je t'en prie, essaye de comprendre ce qu
e j'ai voulu te dire...

Merci
M
erci de m'avoir écoutée,
Même si
ce n'est que de b
onne foi.
Je n'avais pas grand chose à p
artager,
Mai
s merci d'avoir accepté
L
es créations futiles faite
s de mes doigts :
Etoiles scintillantes, coeurs de pa
pier...
T
out cela
rien que pour toi !
Merci encore d
e m'avoir réconfortée
Lorsqu'il m'arrivait de pleur
er
Et d'a
voir répondu à mes "
pourquoi"...
Merci d'av
oir souri à mes blagues insensées
Et même d'y avoir
ri, des fois...
J'aime beaucoup te voir, te touc
her

Et puis écouter ce chant, ta voix...
Merc
i pour tout,
Même si tu ne peux pas m'aimer...
Merci de ne p
as m'avoir rejetée

Lorsque je me su
is avancée vers toi
Pleurant, le coeur glacé,
Et tremblante de froid.
..
Merci de m'avoir doucem
ent bercée,
Pauvre petite
poupée,
En m'enfermant dans tes bras...
Seulement,
je ne peux pas te
forcer à m'aimer
Tu en souffrirai
s alors
je ne veux pas...
Je ne veux pas te voir ago
niser,
D
épérir petit à petit, mort préméditée...
Je
t'en prie, ne restes pas a
uprès de moi !
Tes ailes
sont plus belles déployées plutôt qu'enchaînées à m
oi...
Maintenant je ne peux que regarder
To
n envol,
majestueux dans le ciel bleuté...
Merci de tout mon
c?ur de t'être occupé de moi
Et d
e m'avoir offert tes lèvres, inac
cessibles désormais...
Je ne peux qu
e te voler ce dernier bai
ser,
Promesse d'un "au rev
oir" douloureux
Car je n'ai pas la f
orce de te dire
"adieu"...

Je
t'offre cette lettre, témoin de mes pêchés et de mes regrets. Je t'en prie, ne la jettes pas, garde-la près de ton coeur... Garde-moi près de ton coeur... Comprend-moi... Merci de ne pas m'avoir rejetée parce que... je crois que... je t'aime.




Je repliais la lettre délicatem
ent, l'embrassais et la déposais dans l'enveloppe sur laquelle j'écrivis l'adresse de mon écriture ronde, penchée. Demain, je la laisserais dans la boîte aux lettres, oui demain... Une larme roula, je l'essuyais du dos de la main. Oui, c'était bien mieux comme ça. Bien mieux... Je me levais maladroitement, à la hâte, et me heurtais au bord de la table. Lentement, je sortis. Le parquet chantait sous mes pas. Dehors, le ciel déclinait en un dégradé orange, rose et bleu. Le soleil disparaissait à l'horizon, entre deux collines verdoyantes. Le chant des grillons avait remplacé le gazouillement des oiseaux. Des papillons de nuit voletaient autour de la lampe et quelques lucioles dansaient follement au milieu de la cour. Je les suivis jusqu'au pommier où je cueillis une pomme verte que je croquais. Le fruit entamé à la main, je levais les yeux vers le ciel où quelques étoiles étaient apparues. Une étoile filante traversa la nuit et je fis le voeu que la vie continuât encore, encore, et encore... à l'infini.


                              
artificialflowe
r 

Aint Afraid to Die

le 29/01/2006 à 11h55

.

Aint Afraid to Die

 


The way that we walked together back then is lost


La façon dont nous marchions ensemble en arrière est à présent perdue


Yet always we were walking, someday shall I meet with you ?


 Pourtant nous marchions ensemble, te rencontrerai-je un jour ?



 Atop the gently sloping hill, the snow slowly falls I understand that I cannot reach you, yet


Au sommet de la paisible colline inclinée la neige tombe doucement je comprend que je ne peux pas encore t'atteindre


In your room, a single flower of the kind that you loved, is now...


Dans ta chambre, une seule fleur de celles que t'aimais, est maintenant...



The day of last year's final snow a promise firmly exchanged


Le jour de la dernière année de neige une promesse fermement échangée


When I remembered, it started to melt, and spill from the palm of my hand


Quand je m'en souviens, ça a commencé à fondre, et à se répandre de la paume de ma main



Atop the gently sloping hill, the snow slowly falls I understand that I cannot reach you, yet


Au sommet de la paisible colline inclinée la neige tombe doucement je comprend que je ne peux pas encore t'atteindre


In your room, a single flower of the kind that you loved, is now...


Dans ta chambre, une seule fleur de ceux que t'aimais, est maintenant...



All alone by the window, just staring at the snow, while I remember you


Tout seul par la fenêtre, juste à fixer la neige, pendant que je me souviens de toi


Through the glass, I recall you, and give you a final kiss...


A travers la glace, Je te rappelle et te donne un baiser final...



Hey smile don't cry anymore


Eh souris ne pleure plus


From here on, always, I'll be watching you


De là dedans, toujours, je t'observerai



Atop the gently sloping hill, the snow slowly falls I understand that I cannot reach you, yet


Au sommet de la paisible colline inclinée la neige tombe doucement je comprend que je ne peux pas encore t'atteindre

In your room, a single flower of the kind that you loved, is now...

Dans ta chambre, une seule fleur de ceux que t'aimais, est maintenant...


The brightness quietly colours the inside of the town white


La luminosité doucement colore l'intérieur de la ville blanche


You saw the season's final colours


Tu as vu les couleur de la dernière saison


A tear falls reality is cruel, isn't it ?


Une larme coule réalité cruelle, n'est-ce pas ?


You saw the season's final colours


Tu as vu les couleurs de la dernière saison



The four seasons and your colours too soon will disappear


Les quatre saisons et tes couleurs vont disparaître trop tôt


The snow melts, on the street corner, the flowers bloom


La neige fond, dans le coin de la rue, les fleurs éclorent


You saw the "hues" softly dissolving


Tu as vu les "teintes" se disolver doucement



The day of this year's final snow on the street corner, one single flower


Le jour de la dernière année de neige au coin de la rue, une seule fleur


When I look up at the sky, the final snow will spill into the palm of my hand


Quand je regarde le ciel, la dernière neige se répandra sur la paume de ta main

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Dir en Grey

Coupable

le 29/01/2006 à 21h09
            .                                 
                                        Coupable



. Tes pas résonnent dans l'obscurité. Tes pieds frôlent le plancher avec rapidité et souplesse. Ta longue robe blanche danse au rythme de tes mouvements. Tu portes dans ta main gauche une bougie, blanche elle aussi. Sa faible lueur se reflète sur la lame en argent que tiens fermement de ta main droite.
. La f
lamme éclaire ton visage fin un court instant, suffisamment longtemps pour que l'on puisse voir des lèvres rouges, des joues de poupée et des yeux profonds encadrés par des sourcils en arc. Une légère brise fait voler tes cheveux bouclés, blonds comme l'or. Ce vent t'apporte un son, celui d'une chouette probablement. Surprise plus qu'effrayée, tu t'arrêtes cependant un moment, le dos contre le mur et le coeur battant. Dès que les pulsations eurent repris leur cours normal, tu repars, plus décidée que jamais. Je vois bien que plus rien ne peut t'emcher de continuer désormais. Est-ce bien ou mal, je l'ignore..
.
. Tu
arrives maintenant devant la chambre. Tes yeux se ferment, tu fais une courte prière et demande à Dieu de te donner du courage, car tu en aurais bien besoin. Pourtant tu sais très bien que le seigneur s'est détourné de ta vie, il ne peut t'être d'aucune utilité dans ce que tu va accomplir. En silence, tu implore son pardon pour ce qui va suivre...

.
Ta main se pose sur la poignée en acier, elle se tourne et s'ouvre dans un déclic. Redoublant de prudence, tu entres dans la pièce. Là, devant toi, repose l'homme. Celui auquel tu penses chaque instant, celui qui hante tes nuits... Le drap enroulé autour du torse, la tête enfoncée dans l'oreiller, il est si vulnérable en cet instant ! Il est à ta merci et tu sens le pouvoir te monter aux joues... Tu frissonnes de plaisir, savourant le moment. Ton regard se pose sur le visage du jeune homme. Qu'il est beau ! Mais le désir laisse place au dégoût lorsque tu revois, en scènes entrecoupées, ses actes délibérés. La haine a grandi en toi et a instalune soif de vengeance encore non assouvie...
. Ta
main tenant le coutelas se lève et s'abaisse sur le corps assoupi. Avec rage, tu répètes le mouvement en gestes saccadés. Cela s'est passé en un instant qui parut une éternité. L'homme n'a pas poussé un cri, il n'a pas eu le temps de se relever. Il a juste aperçu ton visage avant que la bougie ne tombe par terre et s'éteigne. Tu as pu lire dans ses yeux de l'effroi, de la surprise et de la peine, puis il s'est effondré, inanimé. Ton couteau est luisant du liquide sombre qu'est le s
ang.
. Tu trembles, l'arme tombe de ta main. Près de toi t le corps de ton amant, le seul amour ayant occupé ta vie. Une larme coule, incertaine, le long de ta joue et s'écrase sur le sol, se mêlant au sang. Tu te jettes à terre aux côtés de l'homme tant aimé. Tu caresses ses cheveux d'un noir d'ébène, tu embrasses ses vres avec douceur. Son visage est paisible, mais... tes pleurs redoublent. Qu'as-tu fais, pour déjà le regretter ? L'amour est si proche de la haine, et là, tu le sais plus que jamais..
.
. Le
clair de lune baigne ton corps d'un sentiment inconnu, que tu peines à distinguer. Ce froid... il s'est emparé de ton esprit et ne le quittera plus... jama
is

.


                                  artific
ialflower 

Echec et Mat

le 29/01/2006 à 21h53
.
 
 
Echec et Mat
Ne suis-je pour toi qu'une simple poupée ?
Une pièce sur un jeu d'échiquier

Ou un pantin sarticu ?
C
royais-tu vraiment que je n'ai
Ni âme, ni esprit, ni sentiments ?

D
ans ce jeu sans règles, t'appartenant,
Pensais-tu jouer avec moi encore longtemps
Et te moquer ainsi indéfiniment
?
Regarde, la comédie est finie

T
u m'as sous-estie, je t'ai détruit.
Les étoiles sont belles cette nuit...

P
enchée au-dessus de ton corps, je ris...
La partie est finie, Echec et Mat !

Je pars...

le 29/01/2006 à 22h00

Je PaRs PoUr DéCrOcHeR uNe EtOiLe Du cIeL eT, PaR cRaInTe Du RiDiCuLe, Je Me BaIssE 

pOuR CuEiLLiR uNe FlEuR